Didasco.org Partage de connaissances pour lycéens
Pourquoi investir dans l'école libre ?   cliquer ici     mossoux pont IMG 1171

Et pour Didasco.org, contribuez en BTC : 3EK3K84Emung92Ay5Dv6QxeeJd6qR38iYS
ou ETH : 0x8455f639C80D8C717dC16c5226717b30D3463Ae6

  • Accueil
  • Philosophie
    • Option Hum.Litt.Phi. 1ère
  • Lettres
    • Textes
    • Œuvres
    • Auteurs
    • Français : exercices & épreuves
      • Commentaire littéraire
      • Dissertation littéraire
      • Oral de Français
    • Français : cours & notions
      • Mouvements, écoles & époques
      • Registres littéraires
      • Genres & formes
      • Procédés & figures
      • Notions de théâtre
    • Latin
    • Grec
    • Lexique
  • Histoire & Géo.
    • Troisième Brevet - Histoire
    • Troisième Brevet - Géographie
  • Math. & Sciences
    • Jeu de Go
    • SVT
  • STMG
  • Langues
    • Deutsch
    • English
    • Italiano
    • Grec
    • Latin
  • Beaux-arts
    • Musique
    • Peinture et Sculpture
    • Saints et Bienheureux

Textes

Beaumarchais : Le Mariage de Figaro - Acte I, scène 1

Détails
Bruno Masala
Textes
28 Décembre 2019
Mis à jour : 7 Juillet 2020
Clics : 3433
  • Œuvre, auteur : • Beaumarchais : Le Mariage de Figaro (1781/1784)  

Plan pour l'oral + plan pour un commentaire composé : pdf

Introduction

 ... mettons en évidence, au fil de la lecture les qualités dramatiques et le caractère d'exposition de cette première scène ... 

Découpage de la scène:

- l.1 à 20 : les deux futurs mariés sont joyeux et pleins de complicité
- l.21-43 : stichomythie conflictuelle entre S et F           [pour l'examen on ne prendra l'analyse détaillée que jusqu'ici]
- l.44-66 : retour au dialogue et révélation faite par S.
- l.67-101 : S a de l’esprit et en remontre à F
- l.101-140 : l’habile Figaro se met en campagne

Explication linéaire détaillée: 

• l.1 à 20 : les deux futurs mariés sont joyeux et pleins de complicité

La didascalie introduisant l'acte premier décrit l'espace scénique et présente les deux personnages principaux.
- l'épithète "à demi-démeublée" et Figaro qui mesure avec une toise laissent entendre que la mise en scène doit suggérer des préparatifs, des changements, une ambiance
- Figaro et Suzanne sont chacun occupé de leur côté: il faut laisser quelques secondes avant d'entamer le dialogue

l.9 : Figaro se parle à lui-même : il est affairé, concentré. Notre attention de spectateur s'interroge: que fait-il? quel est le but de ces mesures?

l.11 : Suzanne l'appelle par son nom, l'interrompt, attire son attention ("Tiens", "voilà"), lui pose une question pour le faire réagir.

l.12-15 : réplique en deux phrases de Figaro
- la première phrase est la réponse de Figaro à la question de Suzanne; elle est assortie d'une apostrophe affective, pleine de tendresse, "ma charmante", qui contient un possessif "ma" et qui prolonge la didascalie "lui prend les mains" pour signifier l'amour de Figaro pour Suzanne
- la deuxième phrase a un caractère monologué (Figaro se parle à lui-même) et expressif (c'est phrase exclamative); cette phrase contient des informations importantes pour l'exposition: la pièce commence le matin, Figaro et Suzanne doivent se marier dans la journée: la redondance "le matin des noces" + "époux" est au service de la clarté: le dramaturge s'assure que l'auditeur comprendra la situation même s'il manque un des deux mots); le caractère monologué de cette phrase est une manière pudique, respectueuse, de multiplier les compliments du jeune amoureux à sa fiancée (joli bouquet virginal ,belle fille...), de dire "je t'aime" sans l'asséner, grâce à l'épiphète "amoureux"

l.16-17
- la didascalie "se retire" montre que Figaro a maintenu Suzanne pendant toute sa réplique, y compris pendant ses compliments monologués; elle montre aussi que Suzanne est une jeune fille vertueuse, pleine de pudeur, qui résiste aux assauts amoureux de son fiancé (comme à la fin de la scène, l.123sqq)
- Suzanne pose la question que nous, spectateurs, pouvions nous poser: "Que mesures-tu donc là, mon fils?"; sur le moment, c'est aussi pour elle une façon de "se retirer", de changer de sujet face aux compliments empressés de Figaro qui lui tenait les mains; comme dans la réplique précédente de Figaro, il y a une apostrophe affective "mon fils"; en l'appelant "fils", Suzanne semble prendre le dessus, le traiter en enfant; or, la suite de la pièce confirmera sa force de caractère

l.19-20 : la réplique de Figaro précise plusieurs points de l'exposition:
- le prénom de sa fiancée (encore assorti d'une formule affective avec possessif : "ma petite Suzanne", l'épithète "petite" faisant écho à "mon fils", comme si Figaro ne voulait pas laisser sa fiancée prendre trop le dessus;
- cette chambre qu'il est en train de mesurer sera la chambre conjugale des nouveaux époux ("ce beau lit", "ici" pour nous)
- le principal opposant de Suzanne et Figaro est introduit: "Monseigneur"

• l.21-43 : stichomythie conflictuelle entre S et F 

l.22
- le fait que Suzanne pose une question à laquelle il a déjà été répondu ("ici", l.20, par Figaro) suggère au comédien et au metteur en scène qu'on peut marquer l'étonnement de Suzanne: elle ne peut ni ne veut y croire !

l.24
- Figaro répond par une explication: "Il nous la cède." En évoquant à nouveau "Monseigneur" par le pronom "il", Figaro croit qu'il souligne la générosité du Comte Almaviva, alors que pour Suzanne c'est insister sur celui qui la courtise et qui risque d'être un opposant à leur bonheur

l.26
- "Et moi je..." : le pronom "moi je" s'oppose à "il", montrant une Suzanne prête à tenir tête non seulement à Figaro mais à Monseigneur lui-même

l.28
- "Pourquoi?" Désormais, c'est Figaro qui interroge (alors que jusqu'à présent il n'a fait que répondre aux questions de Suzanne

l.30-36
- Pour montrer que Suzanne campe fermement sur ses positions, l'auteur la fait se répéter mot pour mot "Je n'en veux point." ou la laisse évasive "Elle me déplaît", face à Figaro qui insiste dans son interrogatoire; 
- les répliques sont brèves, constituées chaque fois d'une seule proposition: c'est une stichomythie; le ton monte entre les deux jeunes amoureux au caractère fort

l.38-40
- "Si je n'en veux pas dire?" cette question de Suzanne est une phrase incomplète: elle ne contient que la conditionnelle "Si..." mais pas la principale, qu'on peut imaginer provocante : "que pourrais-tu y faire?", "pourquoi insister?" 
- L'agacement de Figaro transparaît dans sa réplique de la l.40 qui relève du monologue, où il est question des femmes en général "elles" face aux hommes en général "nous" : exclamation (deux points d'exclamation dans la réplique) d'un homme agacé qui se réfugie dans la misogynie. 

Conclusion

Ainsi, dans ce début de scène d'exposition nous avons déjà découvert les deux personnages principaux, leur caractère fort autant qu'amoureux, ce qui donne du mouvement, du seul à cette scène. Nous sentons déjà que le mariage prévu dans la journée ne se fera pas sans difficulté : sans doute Monseigneur y est pour quelque chose... La suite de la scène nous le confirme, lorsque Suzanne apprend à Figaro que le Comte Almaviva la courtise....

Compléments : particularités et originalité de cette scène d'exposition: 
- le personnage principal, Figaro, est le premier que nous voyons et entendons; cependant, dans cette première scène c'est sa fiancée Suzane qui mène le dialogue; 
- la pièce étant la suite d'une autre, le Barbier de Séville, la plupart des personnages (sauf Suzanne) dont il est question dans cette scène, sont cohérents avec cette précédente comédie; 
- Figaro, bien que réputé pour son sens de l'intrigue, n'a pas deviné les intentions cachées du Comte et apparaît ici un peu ingénu (sa surprise constitue comme une première péripétie)

Beaumarchais : Le Mariage de Figaro - Acte I, scène 10 - extrait

Détails
Bruno Masala
Textes
28 Décembre 2019
Mis à jour : 19 Janvier 2020
Clics : 1339
  • Œuvre, auteur : • Beaumarchais : Le Mariage de Figaro (1781/1784)  

Beaumarchais : Le Mariage de Figaro - Acte III, scène 5 - extrait

Détails
Bruno Masala
Textes
28 Décembre 2019
Mis à jour : 27 Décembre 2022
Clics : 2947
  • Œuvre, auteur : • Beaumarchais : Le Mariage de Figaro (1781/1784)  

Introduction

... présentation rapide de l'auteur et de la pièce ...

... situation dans la pièce : L'Acte III se déroule dans la salle du trône où le Comte va siéger comme juge. Après avoir envoyé son piqueur Pédrille à Séville s'enquérir si Chérubin y est vraiment, Almaviva tente de faire le point dans son monologue de la scène 4: nous comprenons qu'il n'arrive pas à croire tous les mensonges qu'on lui a servis à l'Acte II. Arrive Figaro qu'il veut sonder: la scène 5 consiste en une longue conversation, plaisante et variée, du maître et de son valet, où chacun essaie de duper l'autre ou, du moins, de ne pas être dupé par lui. En effet, Figaro, qui a surpris le fin du monologue du Comte, sait que celui-ci veut manœuvrer pour savoir «s'il est instruit ou non de [son] amour Suzanne». Réussira-t-il à endormir la vigilance du Comte sur un sujet qui le préoccupe tant? Observons en détail la fin de cette scène 5. 

Découpage de l'extrait

l.1 à 28 : suite des escarmouches entre Figaro et le Comte

l.29-50 : les deux dupeurs sont dupés 

Analyse détaillée 

• l.1 à 28 : suite des escarmouches entre Figaro et le Comte

l.2-3 : ici le Comte continue de vanter les avantages pour Figaro d'aller à Londres (en y emmenant Suzanne); ne voulant pas croire que son valet renonce à la fortune, Almaviva flatte son ambition;
- cette réplique commence par un compliment à Figaro: le Comte loue la force de caractère et l'ingéniosité de son valet; or, plus haut, la conversation a été assez tendue, le Comte rappelant à Figaro son goût de l'intrigue, ainsi que sa "réputation détestable", et Figaro répondant par mille insolences; or, en soulignant que son valet a du "caractère et de l'esprit" le Comte cherche à l'amadouer; en effet, dans ce dialogue, les deux personnages ont un objectif caché: ce qu'ils se disent a une autre portée que le contenu même de leurs propos. (Cela nourrit le comique de situation.)

l.5-6 : mais Figaro ne cède pas à ces sirènes et rebondit sur l'un des deux termes du compliment: avoir de l'esprit est un handicap pour réussir; ainsi Figaro se remet à discourir sur une thème général (comme il l'a fait plus haut sur la langue anglaise); comme souvent, c'est l'auteur Beaumarchais que nous écoutons ici nous asséner ses idées; 
- la réplique de Figaro, en trois phrases, est cinglante: 1) brève question rhétorique, sans verbe, qui reprend l'argument du Comte en marquant le doute et l'étonnement (la réponse sous-entendue étant "non, il ne faut surtout pas avoir de l'esprit pour s'avancer"); 2) phrase correcte, polie dans sa forme (en donnant du "Monseigneur" et de la 3ème personne du singulier), mais qui inverse complètement le compliment du Comte, Figaro affirmant que celui-ci se moque de lui; 3) exposé de sa thèse, de façon très laconique (le premier membre de phrase n'a pas de verbe)

l.8 : le Comte ne relève pas cette nouvelle insolence et poursuit son propos (ce qui est marqué par les points de suspension en début de réplique); il continue de se montrer bienveillant et propose même de l'aide à Figaro

l.10-12 : nouvelle réponse assurée et laconique de Figaro (marquant qu'il a "du caractère"); alors le Comte change de manière et se montre un peu moqueur, en faisant allusion, dans une phrase exclamative, à la dissertation de Figaro sur le mot "Goddam", où il a montré son ignorance de l'anglais tout en se vantant d'en connaître "le fond de la langue"

l.14-22 : cela déclenche une nouvelle dissertation de Figaro pour définir la politique ; la tirade enfile les infinitifs, en jouant sur la polysémie de mots comme "entendre" (= ouïr OU comprendre), avec des figures en chiasme et épanadiplose (ignorer-sait / savoir -ignore), et riche en antithèses ("pauvreté des moyens" / "importance des objets"): pour le comédien, c'est un bref morceau de bravoure riche en comique de mots; la phrase finale, avec l'exclamative "ou je meure!" souligne la sincérité de Figaro, qui a parlé d'abondance de cœur. 

l.24-28 : le Comte contre-argumente en distingant "intrigue" et "politique", mais Figaro continue sur sa lancée en affirmant que les deux se valent; on retrouve ici le ton mordant, laconique, cinglant de ses réponses précédentes ("La politique, l'intrigue, volontiers;" est une proposition non verbale; la conjonction "mais" signifie une opposition nette; la formule "en fasse qui voudra" connote le dégoût; 
- dans la deuxième phrase de sa réplique il croit poursuivre son raisonnement en vantant l'amour par opposition à la politique; en citant une chanson du père d'Henri IV, qu'il met dans la bouche de celui-ci "le bon Roi", il croit sans doute user d'un argument d'autorité à l'appui de son propos...

• l.29-50 : les deux dupeurs sont dupés 

l.29-30 : cependant, le Comte n'entend pas cette citation du bon Roi comme le voudrait Figaro; Almaviva, qui n'a que Suzanne en tête durant toute la pièce, associe celle-ci à "ma mie"...

 

 

 

Beaumarchais : Le Mariage de Figaro - Acte V, scène 19

Détails
Bruno Masala
Textes
28 Décembre 2019
Mis à jour : 27 Mai 2020
Clics : 3945
  • Œuvre, auteur : • Beaumarchais : Le Mariage de Figaro (1781/1784)  

Introduction

... présentation rapide de l'auteur et de la pièce ...

... situation dans la pièce : Au début de l’Acte IV, Figaro a demandé à Suzanne d’annuler le rendez-vous où il espérait surprendre le Comte avec elle. Mais à la scène 3, la Comtesse a proposé à Suzanne d’échanger ses vêtements avec elle et d’aller elle-même au rendez-vous avec le Comte «sous les grands marronniers». Par la suite, Figaro, croyant que Suzanne le trompe, convoque tout le monde comme témoin à l’Acte V, la nuit. Figaro est détrompé à la scène 8. Quant au Comte, il voit «Un homme aux pieds de la comtesse» à la scène 9 et, sa colère augmentant, il va faire sortir un à un tous les personnages des deux pavillons. Il n’est détrompé qu’à la 19ème et dernière scène, qui offre ainsi un dénouement subit mais bien amené et complet. 

Découpage de l'extrait

• la reconnaissance : un coup de théâtre : l.1-4

• l’étonnement du Comte : l.4-47    [pour l'examen on ne prendra l'analyse détaillée que jusqu'ici]

• le Comte s’amuse enfin : l.48-77

Analyse détaillée 

• la reconnaissance : un coup de théâtre : l.1-4

Le dénouement est très attendu, sauf pour le Comte.  

La Comtesse est la dernière à sortir du pavillon. Sa réplique «Au moins je ferai nombre.» convient bien au personnage et à la situation: l’épouse délaissée vient d’entendre le Comte refuser son pardon à tous ses vassaux à genoux; la locution adverbiale «au moins» donne l’estimation minimale de voir une amélioration chez le Comte. 

Mais en une fraction de seconde, tout s’éclaire pour celui-ci. Il est interloqué et enchaîne interjection «Ah!» et phrase exclamative. 

• l’étonnement du Comte : l.4-47

Brid’Oison vient confirmer ce que l’obscurité pourrait cacher à tel ou tel spectateur: c’est bien la Comtesse, dans les habits de Suzanne. C’est le juge, l’homme de loi, un des personnages les plus sérieux de la pièce mais c’est le premier à rire, comme l’indique la didascalie, ce qui réoriente la tension dramatique causée par la colère du comte. 

Désormais, le seul à ne pas rire est le Comte et ses répliques seront des interrogations (l.8, 27) ou des demandes de pardon (l.8-9, 31). 

Avant de lui accorder son pardon, la Comtesse le morigène doucement sur sa colère et sa dureté en imitant son «Non, non» de la scène 18. 

D’après la didascalie l.12, elle ne se relève qu’après avoir accordé son pardon, joignant ainsi la magnanimité à la douceur: c’est le pardon «sans condition» qui relève de la grandeur d’âme. 

Les deux autres dames, Suzanne et Marceline, se relèvent ensuite. Leur réplique «Moi aussi.» signifie qu’à l’instar de la comtesse, elles pardonnent le comte, ce qui est une manière de souligner qu’il y a quelque chose à lui pardonner, qu’il est donc coupable envers ses vassaux. 

Figaro ne se relève qu’après sa femme et sa mère, complétant cette leçon de courtoisie donnée au comte. On entend «Moi aussi.» pour la troisième fois ce qui constitue déjà du comique de répétition. 

D’ailleurs Figaro continue sa réplique en citant le comte à la scène 7: "il y a de l’écho ici.". Ainsi, Figaro fait comprendre à son maître qu'il a tout entendu de son badinage lorsque, seul avec la Comtesse, il croyait séduire Suzanne. 

La réplique suivante du Comte prouve qu'il a bien compris l’allusion : «De l’écho ! – J’ai voulu ruser avec eux ; ils m’ont traité comme un enfant !». La colère de la scène précédente est enterrée; le grand seigneur est penaud:. 

Alors, la comtesse le rétablit dans sa dignité en l’appelant «monsieur le comte» et en l’invitant à l’espoir: «Ne le regrettez pas.» car vous m’avez dit de belles choses tout à l’heure dans la pénombre, car votre regret de m’avoir offensée me touche etc. Cette réplique peut inclure de nombreux sous-entendus. 

Quant à Figaro il tire une leçon de la journée (l.25) et évoque l’avenir du comte, futur ambassadeur à Londres, comme nous l’avons appris au début de la pièce: c’est une utile réplique de dénouement. 

Pourquoi l’auteur a-t-il tenu à préciser qu’il voulait que l’acteur s’essuie «les genoux avec son chapeau»? (l.24) N’est-ce pas pour nous rappeler que son Figaro n’aime pas être à genoux? 

La question du Comte «Ce billet fermé d’une épingle ?...» est un éclaircissement de dénouvement qui tire parti de la double énonciation: le Comte, fidèle à lui-même, interroge pour comprendre, et cela rappelle aux spectateurs la péripétie qui a déclenché ce dénouement nocturne.

La réplique de la Comtesse «La jarretière ? Elle était avec ses habits ;» est un mensonge : c'est elle-même qui a conservé son ruban tâché du sang de Chérubin. Ce mensonge prélude à une nouvelle intrigue: l'adultère consommé de la Comtesse avec Chérubin, qui va mener à la troisième pièce de la trilogie La Mère coupable. 

La réponse de la Comtesse à la question du Comte relève du quiproquo: absorbée dans ses pensées, après avoir vu l’empressement de Chérubin pour reprendre son ruban, elle ne répond pas à propos de la gifle reçue par Figaro, mais sur son amour. Elle sert à son mari une protestation d’amour et de fidélité. Ce comique de situation est renforcée par la mention «sans distraction, je vous le jure», ironie dramatique

 

Champ lexical du pardon

l.8 pardon

l.23 regretter 

Autre découpage

• l.1-18 tous pardonnent le Comte

• l.21-40 les explications fournies au Comte

• l.42-58 intermède sur le mariage

• l.60 à la fin  épilogue, conclusion

  1. Beaumarchais : Le Barbier de Séville - Acte I, scène 1+2
  2. Acta proconsularia sancti Cypriani
  3. Perceval : le cortège du Graal
  4. Malraux : La condition humaine - le don du cyanure

Page 25 sur 72

  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29

Bienvenue

Pour accéder à certains liens et à la recherche en plein texte sur l'ensemble du site, enregistrez-vous. La procédure est en trois étapes. 

Les utilisateurs enregistrés peuvent ensuite demander à devenir membre de Didasco.org...

Connexion

  • Mot de passe perdu ?
  • Identifiant perdu ?
  • Créer un compte

Haut de page

© Didasco.org 2016-2025     Remerciements     Chaîne YouTubeLogoYouTube.