Biographie par Des Granges: pdf.
Brève biographie:
Issu d’une famille de parlementaires bourguignons, Jacques-Bénigne Bossuet fait ses études chez les Jésuites de Dijon puis de Paris, au Collège de Navarre. Il est ordonné prêtre à 1652. Il prêche à Sarrebourg puis Metz jusque 1659 avant d’être appelé à Paris. En 1662, c’est devant le roi et la cour qu’il prêche un Grand Carême: 3 sermons (=conférences spirituelles) par semaine. Consacré évêque en 1669, on lui octroie l’évêché de Condom. Mais il est aussitôt appelé comme précepteur du Dauphin, à qui il enseigne notamment l’histoire: cela conduira Bossuet à publier, en 1681, un grand Discours sur l'histoire universelle. La même année, il est nommé évêque de Meaux (d’où son surnom «l’aigle de Meaux»). Il déploie alors une grande activité, notamment dans la controverse avec les protestants, les jansénistes, les quiétistes. Il devient aussi une figure importante de l’épiscopat français, dans la mouvance gallicane. (d'après le manuel de Seconde - éd. Bordas)
Compléments (in Dictionnaire des Lettres françaises - le XVIIe siècle, éd. Fayard, p. 174 - 191, auteur: F. Vincent)
- tonsuré à 8 ans
- le Grand Condé, ami de la famille Bossuet, assiste à sa première thèse (1648)
- la Fronde imprime en lui l’idée de la nécessité d’un pouvoir fort
- Bossuet suit la conseil de son maître Nicolas Cornet: « Lire la Bible, la relire encore, y revenir sans cesse. »
- fréquente les conférences du mardi de saint Vincent de Paul
- arrive à Metz en 1652, promu grand archidiacre dès 1654
- n’abuse jamais de l’adjectif, met beaucoup de force dans les substantifs et les verbes
- a composé de nombreux livres scolaires pour le Dauphin: grammaire française, Logique, introduction à la philosophie, Politique, Histoire de France etc.
- à lire: Conférence avec M. Claude, ministre de Charenton, sur la matière de l’Église
- sa correspondance avec Leibniz, qui recherchait l’union avec l’Eglise catholique, s’est interrompue « sous les injonctions des princes protestants d’Allemagne, qui, mis en alerte par l’Angleterre, redoutèrent une éventuelle union chrétienne dont leur pouvoir aurait à souffrir. »
